De la prison à une vie meilleure

J’étais emprisonné pour vol de vanille.  Maintenant je travaille, je fabrique des parpaings et je n’ai aucune raison de retourner en prison.

Je veux travailler car il n’y a pas de bénéfice pour moi là-bas. Je ne veux plus jamais voler ce qui appartient aux autres.

Je suis prêt à conseiller mes amis pour qu’ils ne fassent pas la même chose que moi et je sens que c’est une obligation pour moi de les conseiller. 

Ce qu’on a fait c’est qu’on a volé de la vanille. Nous étions deux. Nous nous sommes fait attraper et avons été emprisonnés.

J’étais à la maison pénitentiaire d’Antalaha, et là-bas j’ai reçu une formation.  J’ai réussi, j’ai acquis des connaissances en tant que maçon et j’ai obtenu un diplôme.

Des prisonniers à la maison pénitentiaire d’Antalaha apprennent à fabriquer un parpaing.

En prison, on a appris à fabriquer des parpaings, à les maçonner pour faire un mur, à faire les fondations, des coffrages et des poteaux. On a construit des petites maisons, une petite cuisine. On a appris beaucoup de choses là-bas.

Ce que je souhaite vraiment faire, c’est travailler pour gagner de l’argent et faire face à ma vie. 

Après avoir reçu la formation, je suis revenu dans mon village. J’ai essayé de mettre en pratique mes connaissances et de fabriquer des parpaings.

Mais à cause de la pandémie de coronavirus, les ventes ont nettement baissé. L’affaire ne marche plus. Il n’y a plus de patrons pour les acheter. J’ai dû me débrouiller pour pouvoir survivre.

Me voici avec mon oncle et mon grand-père.

Mon oncle est maçon, il a de l’expérience dans ce domaine et fait son possible pour m’aider dans l’acquisition de matériels.

Dès que ce coronavirus sera terminé, je retournerai à la fabrication de parpaings.

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